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01/11/2012

L'entraînement d'un crack: «Jusqu'à 200km par semaine»

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A grand kilométrage, grande préparation. Courir 250 bornes dans le désert, c'est d'abord trimer chez soi les soirs d'hiver dans un parc après le boulot. Enchaîner les footings sur tapis roulant pour éviter la pluie et s'offrir quelques escapades en forêt après une demi-heure de vélib dans Paris, comme c'est mon cas. En huit participations, Lionel Eveno a toujours terminé dans le top 20 de la course. 7e et meilleur européen en 2006, il nous dévoile son plan d'entraînement sur les dix dernières semaines. Je vous rassure, ce dingo des ultras marathons qui peut courir jusqu'à 200km par semaine n'est pas comme tout le monde. Je calquerai donc mon programme sur le sien pour tenter de finir ce marathon. En divisant toutes les données par deux ou par trois...

«Pendant ma préparation, je monte crescendo en km. Je vais jusqu’à 200 bornes par semaine en période de pointe. Mais ça peut être moins, ça dépend des ambitions de chacun. Il faut allonger la sauce petit à petit au niveau des km. Pour moi, il faut au moins 100km. Plus on s’entraîne, moins on souffre pendant l’épreuve. Je travaille à la ville de Saint Malo et à 17h30 je peux aller m’entraîner. Sinon, il faut faire des entraînements avec sac à dos. Au moins une fois par semaine, avec trois quatre kilos. Pas plus pour éviter les blessures.

Je m’entraîne six jours sur sept. En une heure je fais 14km. Je fais des sorties de 42km le dimanche autour de 3h. Et un peu de fractionné sur des petites bosses. Je fais des chemins de ronde. Dans les bois c’est pas mal si on habite à Paris, histoire d‘avoir une agilité au niveau des pieds, c’est bien. Je ne fais pas d’entraînement spécifique sur le sable. Pour moi, ça ne sert à rien. D’autres le font peut-être.

Dans les courses préparatoires, je cours quelques trails de préférence. L’année dernière, trois semaines avant j’ai fait un 42 bornes en trail. Il y en a de plus courts aussi. Pour la préparation physique, je fais ça au feeling. J’essaie de monter crescendo même si je ne pars pas de zéro puisque je cours tout le temps. Pour quelqu’un qui ne court pas, il faut s’y prendre au moins 5 mois à l’avance en courant tranquille au début pour améliorer son endurance. Musculairement, ça permet de s’habituer. Faire un peu de gainage est pas mal aussi. Je n’en fais pas trop car de ce côté-là je suis fainéant. Je ne suis pas un exemple. Je pars aussi m’entraîner sans boire ni manger pendant trois heures. Sauf un café sans sucre. Je n’ai pas faim. Mais pour tout le monde, je conseille un camel back et quelques tubes énergétiques. On ne sais jamais.»

A titre indicatif, voici son programme sur les trois derniers mois. A consommer avec modération quand on est un coureur du dimanche.

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25/10/2012

Un grain de folie

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C’est d’abord l’histoire d’une rencontre. Dans un bois, à Vincennes, au bord d’une autoroute et sous un ciel bas. Trois fois par semaine, c’est là qu’un certain Joseph préparait en 2012 son Marathon des Sables. Un athlète un peu fêlé comme tous ceux qui prennent le départ de cette course au mois d’avril dans le désert marocain. Mais à vrai dire, Joseph l’était un peu plus que les autres pour s’infliger pareille souffrance à 80 ans.

S’il n’avait pas été le vétéran de cette course mythique, je n’aurais sûrement pas été amené à lui tirer le portrait et à discuter quelques heures avec ce passionné. En tant que marathonien du dimanche, sa (relative) folie, sa motivation et son envie de profiter de paysages sublimes m’ont tout de suite touché.

Courir (ou trottiner) six jours sur 250km dans le désert sera donc mon défi de l’année. Qu’est ce que le Marathon des Sables pour être un peu plus précis? Une course au long cours dans le sable et la chaleur du sud Maroc, en autosuffisance alimentaire. Chaque concurrent y porte toute sa nourriture dans son sac à dos, dors à même le sol, dans des tentes et soigne ses ampoules en groupe, le soir au bivouac. Pendant une semaine, il s’agit de gérer ses efforts pour enchaîner les étapes (dont celle de 80km). Et si possible, rallier l’arrivée à la verticale.

 
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